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jeudi 5 février 2009
EXPRESS 06/02/09
A la une:
BEBES SIAMOIS
Mahagaga et Mahalatsa séparés avec succès
L’intervention sur les frères siamois originaires d'Ambovombe-Androy est un succès. L'hôpital Necker de Paris assure que les bébés se trouvent actuellement dans un état stable.
Des bébés qui portent bien leurs noms. Mahagaga (miraculeux) et Mahalatsa (admirable), âgés de huit mois vont désormais mener une vie normale après l'intervention qui les a séparés à l'hôpital Necker-Enfants malades de Paris, dans la matinée du 4 février. L'opération a duré quatre heures et les deux bébés se portent bien à l’heure actuelle. « Ils sont aujourd'hui dans un état stable et se trouvent en salle de réanimation. Les pronostics de survie sont positifs », a rapporté hier au téléphone Apolline Weber, chargée de communication de l'hôpital Necker, juste après avoir donné une conférence de presse aux journalistes parisiens. Partageant le même foie, le seul organe qui les unit, Mahagaga et Mahalatsa en gagnent chacun une partie après l'intervention. « Le foie est un organe qui se régénère, donc disposer d’une partie n'occasionne pas de problème », poursuit-elle.« La vascularisation du foie et des conduits biliaires étaient bien individualisés, donc nous savions qu'il était possible de sauver les deux jumeaux et de leur offrir une vie normale », a indiqué le Pr. Yves Aigrain sur France-3, toujours hier. Dures semaines d’attenteAprès la séparation des deux jumeaux originaires de Behara, district d'Ambovombe-Androy, il est intervenu pour « réparer » l'un d’eux. « Il faut souligner à ce niveau les progrès de l'imagerie qui nous ont permis de prévoir l'intégralité des temps opératoires avant l'intervention », a-t-il ajouté.Aucune date exacte n’a encore été fixée pour la sortie des deux bébés de la salle de réanimation. « Cela se passera de façon normale dans les jours qui viennent », a assuré Apolline Weber. Bien qu'elle n'ait pas encore recueilli les réactions d'Anjaramena, la mère des jumeaux, cette dernière peut déjà les voir dans leur lit de réanimation. Les dures semaines d'attente d'Anjaramena sont bel et bien passées. La réussite de l’intervention revient à une vingtaine de personnes composées de six chirurgiens, de quatre anesthésistes, de panseurs et de réanimateurs, et placées sous la responsabilité du Pr. Yann Revillon, chef du service de chirurgie viscérale à l'hôpital Necker. Le professeur malgache Lalatiana Mamy Andriamanarivo, chirurgien en pédiatrie, qui accompagne les deux frères y a également participé.La même équipe, toujours dirigée par le Pr. Yann Revillon, avait déjà réussi à séparer deux sœurs originaires du Royaume-Uni, en 2001. Le cas des frères siamois est rarissime car ce genre de malformation touche des filles dans 90 % des cas, selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.Mahagaga et Mahalatsa ainsi que leur mère ont été admis à l'hôpital Necker le dimanche 25 janvier après un séjour à la maternité Sainte Fleur de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona. Une partie de la prise en charge du voyage de la petite famille est assurée par le ministère malgache de la Santé et du planning familial tout comme leur admission à la maternité Sainte Fleur. D’autres cas opérés à MadagascarLe Pr. Blaise Randriarimanga avait conduit en 1974 une opération de séparation de deux sœurs siamoises, qui avaient également partagé le même foie. L'intervention avait aussi duré quatre heures et s’était déroulée à l'hôpital Joseph Raseta de Befelatanana. Avec trois aides opérateurs, le chirurgien et son équipe avaient réussi. « C'était surtout grâce à notre technicité que cette opération fut un succès car à l'époque, nous ne disposions pas de suffisament de matériels d'investigation comme aujourd'hui. Je me souviens que j'avais utilisé une artériographie pour remplacer une échographie », se rappelle-t-il. Les deux bébés sont aujourd'hui de belles jeunes femmes de 34 ans, mariées, avec des enfants et vivent à Sambava.
Noro Haingo RakotosehenoDate : 06-02-2009
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POLITIQUE
Sommet de l’UNION AFRICAINE 2009
Rabemananjara confirme le rendez-vous
Le Premier ministre a précisé hier que le gouvernement tiendra ses engagements. Le prochain Sommet de l'UA aura bien lieu ici.
Le Premier ministre Charles Rabemananjara veut lever tous les doutes sur l'organisation du 13e Sommet de l'Union africaine cette année à Madagascar. Il a avancé, hier, lors d'une conférence de presse au palais de Mahazoarivo, que le grand rendez-vous se tiendra effectivement dans le pays. Une occasion pour le chef du gouvernement de lancer un appel à la solidarité de tous pour la préparation du Sommet. Charles Rabemananjara a ainsi rendu compte en présence des membres du gouvernement et des collaborateurs de la présidence de la République de sa mission de représentation présidentielle à la 12e session ordinaire de l'Union africaine à Addis Abeba. « L'Union africaine et ses états membres ont acclamé, lors de la session de clôture, la tenue du 13e Sommet à Madagascar, du 1er au 3 juillet 2009, manifestant ainsi le soutien de l'Organisation aux efforts de préparation et d'accueil de ce grand évènement en terre malgache », a-t-il déclaré hier.Le Premier ministre a par la suite exhorté la population malgache à préserver l'unité nationale dans ce sens. Il a invoqué le respect de la Constitution par tous les citoyens et s'en est remis à la conscience nationale pour laisser la place à la concorde, écartant toute velléité de perturbation et de déstabilisation. Selon Charles Rabemananjara, la réussite de ce Sommet dépendra de la mobilisation et de la responsabilisation de tous les Malgaches, en étroite collaboration avec le gouvernement. évaluationsMfasoni, chef de la délégation mandatée par l'Union africaine pour évaluer les préparatifs malgaches, avait affirmé l'année dernière que rien ne permet de douter de la capacité de Madagascar à relever le défi. Mais une deuxième mission est également prévue pour ce mois de février, en vue des dernières évaluations. Il avait été évoqué lors d'une conférence de presse à l'occasion du passage de la délégation dirigée par Mfasoni, que l'accord de siège officialisant l'accueil du sommet de l'Union africaine par Madagascar, ne sera signé qu'à l'issue de cette ultime mission.
Fano RakotondrazakaDate : 06-02-2009
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POLITIQUE
Toliara
Deux manifestations pro Andry Rajoelina
L’opposition Tuléaroise n’a pas fini d’étonner. On croyait que les dissensions entre opposants locaux se sont calmées, car ils ont organisé ensemble un meeting de soutien à Andry Rajoelina samedi dernier. Mais voilà qu’une autre formation politique nommée KMD (Komity miaro ny demokrasia) voit le jour. Elle est menée par Jean-Pierre, candidat malheureux à la mairie de Toliara l’année dernière. Il se présente comme le représentant de l’opposition de Toliara auprès d’Andry TGV. Les deux forces de l’opposition ont donc organisé séparément leurs meetings, mercredi après-midi, au bord de mer. Le premier meeting a été organisé par Toliara mijoro, la plateforme proche de l’ancien sénateur Arema Robert Razaka, le Tolona ho amin’ny Demokrasia iombonana ou (TODI), a tenu le sien près de l’hôtel Plazza, en face de la stèle Monja Jaona. Le KMD, quant à lui, a organisé son meeting près de l’alliance Française, à quelques mètres seulement du premier rassemblement. Ce qui n'a pas manqué de provoquer la confusion auprès de la foule. « C’est dommage, je ne m’attendais pas à voir deux meetings différents de proches d’Andry Rajoelina au même endroit. Cela montre qu’ils n'arrivent pas à s'entendre », a déploré Lantoniaina Hery, étudiant à la faculté des Sciences à Maninday.
Francis RamanantsoaDate : 06-02-2009
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POLITIQUE
CRISE POLITIQUE
Le FFKM tente de relancer le dialogue
Le Conseil chrétien des églises (FFKM) reprend l'initiative pour remettre un processus de dialogue sur les rails. Il prévoit une rencontre entre le président Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, les deux principaux protagonistes de la crise. Les quatre chefs d'église, accompagnés des membres du « Andrimaso » FFKM et de la branche de la confédération des églises chargée des affaires nationales se sont réunis à Antanimena hier. « Nous avons examiné la situation afin de trouver une solution », a déclaré Mgr Odon Razanakolona, archevêque d'Antananarivo et président du FFKM à l'issue de la rencontre. Il faisait allusion à la crise politique actuelle. Le président du FFKM a dévoilé la stratégie que les églises comptent mettre en œuvre pour réaliser leur objectif. « Dans un premier temps, nous nous partagerons la tâche pour rencontrer séparément les principaux protagonistes. Cela devra nous permettre de recueillir les doléances des uns et des autres, qui sont tous des chrétiens », a-t-il soutenu. « Tout cela devra aboutir à une rencontre entre les deux personnalités », a-t-il continué. Nous ne sommes pas pressésMgr Odon Razanakolona n'a pourtant pas détaillé le calendrier de l'intervention. « On ne peut forcer personne. Chacun a son programme », a-t-il indiqué. « Et les églises ne sont pas pressées », a-t-il ajouté. Ce n'est pas la première fois que le FFKM tente une médiation entre les deux parties. En collaboration avec les ambassadeurs, des chefs d'Eglise avaient réussi à fixer un rendez-vous, le 31 janvier dernier, pour permettre au chef de l'état et au fondateur de TGV de discuter du problème actuel. Mais la rencontre n'a pas eu lieu. Le chef de l'état a poursuivi ses tournées régionales tandis que Andry Rajoelina a annoncé sur la Place du 13-Mai la mise en place d'un gouvernement de transition. Lors de la première tentative, la démarche a été initiée sans Mgr Odon Razanakolona, en mission à l'extérieur. « La déclaration qui a été faite ne change pas même si j'étais absent (...) Et ce n’est pas nous qui nous affrontons. Nous sommes là, en tant que responsables, pour trouver une issue à la crise », a précisé l’archevêque d’Antananarivo.
Iloniaina AlainDate : 06-02-2009
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Edmond Rakotomavo
« Difficile de gérer de milliers de personnes»
Le préfet de police d'Antananarivo donne sa version sur certains points confus concernant le maintien de la sécurité dans la capitale.
• Pour quelle raison vous faites-vous discret, alors que les manifestations à Ambohijatovo puis sur la Place du 13-mai, que vous avez interdites, continuent ? - D'un côté, nous n'avons pas dispersé les manifestations, bien qu’elles soient interdites selon la loi et nous l'avions mentionné à maintes reprises. Mais certains passent outre de cela. De l'autre côté, il faut également prendre en compte des réalités sur le terrain et des éventuelles conséquences d'une décision prise. Comment peut-on empêcher le rassemblement de plusieurs milliers de personnes ?
• Que pensez-vous d’une possible confusion après l'annonce des remplacements des chefs de quartier par Andry Rajoelina ?- Il existe un texte régissant la désignation des chefs de fokontany. A Antananarivo, c'est le préfet de police qui les désigne, sur propositions des chefs de district. A présent, il faut discuter pour qu'il y ait continuité des services publics. Il s’agit de trouver un consensus pour que les concitoyens ne se trouvent pas pénalisés à cause de la situation actuelle.
• La présence des «andrimasom-pokonolona» aux côtés des forces de l'ordre ne crée-t-elle pas un désordre sécuritaire ? - La mise en place des comités de vigilance est reconnue par la loi. En principe, cela ne devrait pas poser de problème si les «andrimasom-pokonolona» ne dépasse pas les limites prévues par les textes. Il appartient aux chefs de quartier de les organiser. Mais normalement, les comités de vigilance devraient s'effacer avec l'instauration du couvre-feu. Pour les forces de l'ordre, il n'est pas aisé de faire la distinction entre les gens de bonne foi et les malfaiteurs.
• Comment expliquez-vous alors la persistance des barrages érigés par les comités de vigilance?- Il peut y avoir des exceptions au principe général. Il se peut que les forces de l'ordre sollicitent les andrimasom-pokonolona pour surveiller des sites spécifiques. La collaboration entre les deux parties n'est pas exclue. Mais encore une fois, il appartient aux forces de l'ordre d'apprécier la situation. Hier (mercredi), les éléments de force de l'ordre avaient, par exemple, décider d'enlever les comités de vigilance dans certains endroits.
Iloniaina AlainDate : 06-02-2009
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ECONOMIE
Bâtiments
Plus de 50 % des villas présidentielles vendues
Sur les 54 villas destinées à accueillir les Chefs d'état lors du sommet de l'Union africaine prévue en juin, plus de la moitié ont acquis des propriétaires. C’est ce qu’a déclaré Bai Xiangqian, adjoint du directeur général de Sogecoa, l'entreprise qui en assure la construction.Une réduction de 5 % sur le prix de vente unitaire moyen de 800 000 USD, a été accordée aux acheteurs. Une mesure valable pour tous les achats d'ici le 10 février. La somme collectée servira à financer la création de nouvelles villas pour le sommet de la Francophonie de 2010, qui se tiendra aussi dans la capitale. Les travaux sont actuellement en cours de finition, les gros ouvrages étant complètement achevés. Toujours d'après Bai Xiangqian, ils devront être complètement achevés à la fin du mois de mai.
Lantoniaina RazafindramiadanaDate : 06-02-2009
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Denrée
Le kilo de riz à Ar 950 dans les fokontany
Ouf de soulagement pour les Tananariviens. Du riz sera vendu à bas prix dans les fokontany pour atténuer les effets de la crise politique.
Du riz sera vendu à 950 ariary le kilo dans les 192 fokontany de la Commune urbaine d'Antananarivo (CUA). La région Analamanga a pris cette décision pour atténuer la flambée actuelle du prix de ce produit de première nécessité. La période de soudure s'annonce difficile cette année dans la capitale. Sur le marché, le kilo de riz se vend jusqu'à 1500 ariary. Une hausse qui a été provoquée par la série de pillages et d'actes de vandalisme sur des magasins de la ville, la semaine dernière.Une cargaison de 315 tonnes, répartie dans 6 000 sacs, destinée à ce ravitaillement, a été reçue par le chef de région Fidy Ratsimbazafy et le directeur du régional pour le développement économique d'Analamanga, Fabrice Raharijaona, mercredi. Pour en assurer la distribution, le chef de région affirme avoir mis en place des structures au niveau du district et des fokontany. « L'existence de cette machandise devra faire baisser les prix sur le marché», espère-t-il. Le chef de région souligne qu'«Antananarivo-Renivohitra a été exceptionellement choisie pour bénéficier de cette mesure parce que le risque de pénurie n'est pas à craindre dans les périphéries ». Pas de perturbationLa production en riz de la région Analamanga a atteint les 400 000 tonnes en 2008. Ce qui signifie que les paysans producteurs disposent encore de stocks suffisants. « Une enquête a révélé que le prix n'a pas encore augmenté dans les autres localités », a confié Fidy Ratsimbazafy. En ce qui concerne les autres produits de première nécessité, le chef de région rassure ses administrés que le ravitaillement ne sera pas perturbé. « Seuls les magasins de distribution ont été brûlés, les unités de production restent opérationnelles et continuent de tourner », a-t-il assuré.
Teholy MartinDate : 06-02-2009
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SOCIAL
Fokontany
De nouveaux trésoriers installés
Stupéfaction, hier au niveau des fokontany. Si le maire nommé par Andry Rajoelina, Michèle Ratsivalaka, pensait mettre en place les nouveaux chef de fokontany qu'elle a désignés, ce sont des trésoriers qui ont été installés. Le 5e arrondissement fait partie des quelques localités où cette opération a eu lieu. Dans le 3e arrondissement, la fermeture de certains bureaux de fokontany s'est faite plus tôt que d'habitude, vers 11 heures. D'autres ont fonctionné normalement. « Je ne connais rien de cette mesure, je suis ici pour travailler comme d'habitude, et servir les habitants du quartier », a affirmé le chef du fokontany de Mahavoky. Dans l'après-midi, des gens ont fait la queue devant le bureau du fokontany d'Ankorondrano pour acheter du riz, vendu à un prix relativement bas. « Je ne connais rien de cet éventuel changement, je suis juste au courant qu'il y a du riz pas cher ici et je suis venue. C'est aujourd'hui ma seule préoccupation », explique Marie, une habitante du quartier.Au 5e arrondissement, des trésoriers ont été installés au sein des deux fokontany II N et de II A Anjanahary. Une initiative qui a aussi été suivie dans les fokontany d'Amboditsiry, II S et II O à Anjanahary. Tout s'est passé dans le calme. L'installation des chefs de fokontany et la passation entre le nouveau trésorier et le trésorier sortant se fera ce jour.De leur côté, les bureaux de ces fokontany à Anjanahary ont continué à assurer leur service.Mbola Randrianindrina (Stagiaire)
Date : 06-02-2009
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SOCIAL
Education
La journée des écoles ne sera pas chômée
Pour rattraper la perte de temps causée par la crise politique actuelle ayant entraîné une interruption des cours dans les établissements scolaires la semaine passée, des enseignants comptent travailler pendant la Journée des écoles. « Cette mesure pourrait être prise pour ne pas chambouler le calendrier scolaire. Destinée, comme à l'accoutumée, à des activités recréatives, la Journée des écoles de cette année, qui sera célébrée du 16 au 18 février, sera affectée à des séances de rattrapage de cours », annonce un responsable au sein du Lycée Jean-Joseph Rabearivelo Analakely. D'après ce professeur, la reprise des cours dans cet établissement n'a pas posé de problème avec un taux d'assiduité de 99 %, aussi bien chez les élèves que chez les enseignants. L'existence des manifestations presque quotidiennes sur la place du 13 mai n'a pas empêché les parents d'envoyer leurs enfants à l'école, après avoir été rassurés sur la sécurité de ces derniers. Des militaires ont été placés près des écoles pour les garder. Des élèves affirment avoir pris peur en apercevant les militaires armés postés devant le portail de leur école. La première journée de la reprise des cours, cette réaction a été constatée par un enseignant. « Pourtant, cette peur s'est dissipée peu à peu quand ils se sont concentrés sur les cours », ajoute-t-il.
Teholy MartinDate : 06-02-2009
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Spectacle
Rossy rencontre un problème d'avion
Contrairement à ce qui a été prévu, Rossy et quelques-uns de ses musiciens ne sont pas arrivés à Antananarivo, hier. « Le vol qui aurait dû nous mener à Madagascar a été annulé », informe l'artiste lors de son intervention en direct à la radio Antsiva, hier après-midi. Toutefois, le roi du tapôlaky rassure ses fans qu'il sera bel et bien sur la Place du 13-mai ce samedi pour l'animation artistique du meeting politique mené par Andry Rajoelina. Selon un de ses proches à Antananarivo, Rossy pourrait débarquer à Ivato ce soir vers 22 heures par un vol de la compagnie Air France. Sinon, dans le cas d'une autre annulation, Rossy assure « qu'un avion privé me transportera à destinations ! ».
Hernan RiveloDate : 06-02-2009
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RéGION
Mahajanga
Un millier de sans-emplois à la Polo Garments
L’incendie perpétré par des bandes de pillards la nuit du mardi 27 janvier à la société Polo Garments de Mahajanga (PGM), sise à Tanambao Sotema, a engendré des dégâts irréparables, selon le country manager Bernard Iserentant. Les dommages sont inestimables, la société accusant un préjudice total. Toute chance ou espoir de reprise du travail à la PGM est perdu. La liste des sans-emplois à Mahajanga s’allonge avec 1 200 nouveaux chômeurs. « Du magasin de vente il ne reste que les étagères. Les voleurs ont emporté les 10 000 pièces sur le point d’être mis sur le marché. De même, les 35 000 paires de jeans de grandes marques comme Bitton de Sarah Jessica ou Eleven de Venus Williams ont disparu. Le magasin de stockage de tissus en coton a également été brûlé », déplore le country manager. « Ils ont cassé un coffre-fort contenant 6 millions ariary. Toutes les machines ont été vandalisées, les voleurs n’ayant pas pu les emporter. Cette violence est gratuite et inutile, car il n’y avait rien à voler dans cette usine », précise Bernard Iserentant. « Que la population se déchaîne ou vole chez Magro, je le comprends. Mais qu’elle détruise les usines et les infrastructures industrielles, elle condamne Madagascar en faisant fuir les investisseurs», fustige-t-il. Avant les événements, la PGM était sur le point de négocier avec une banque de la capitale pour une reprise des activités, cette semaine. Aux dernières nouvelles, aucun article textile ne sera importé vers Madagascar pour l’hiver 2009 : une vague de froid dans la Grande île.
Vero AndrianarisoaDate : 06-02-2009
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Antsirabe
Hausse des prix des denrées
Une semaine après le pillage, les prix de certains produits de première nécessité sont déjà en hausse. En fait, la pénurie ne menace même pas la Ville d’Eaux.
Les ménages d’Antsirabe se lamentent de la hausse des prix de certains produits nécessaires à la vie quotidienne depuis le weekend dernier. Dans les périphéries de la Ville d’Eaux, le litre de l'huile alimentaire est vendu à 5 000 ariary samedi 31 janvier, contre 4 200 ariary auparavant. Trois jours plus tard, c’est-à-dire mardi, il est cedé pour 6 500 ariary. En outre, certains épiciers mélangent huile de soja et huile d’arachide de fabrication artisanale.Même problème pour le charbon de bois. «J'ai payé Ar 7 000 le sac que j'achète d’habitude pour Ar 4 000», fait remarquer Marthe Rasoanirina,une mère de famille habitant à Mahafaly. De plus, le charbon est difficile à trouver au marché. «J'ai attendu deux heures pour pouvoir trouver un sac de charbon», affirme Clara Rasoamalala, une ménagère. De fait, certaines personnes en camion achètent au prix fort toutes la marchandise des charbonniers dès qu’ils débarquent en ville.« Ces camionneurs profitent de la situation pour s'enrichir, ils emmenent leur cargaison à la capitale pour la revendre à un prix intéressant », estime-t-elle.Dans les marchés, les prix des légumes accusent des hausses de 10 à 15 %.Ainsi, le kilo de tomate coûte Ar 1 400, contre 1000 ariary il n’y a pas une semaine. La pomme d’amour est même vendu à 50 ariary l’unité dans une région à vocation agricole. De même, le prix du sucre ayant augmenté de 10 %.Boutiques ferméesA part les PPN, les gens ont également du mal à trouver les autres produits. Malgré la réouverture des épiceries et de certains grossistes, la plupart des grandes boutiques et les magasins des Indo-Pakistanais, qui se trouvent en général dans le quartier d'Antsenakely, ferment encore leurs portes. «Comme les boutiques où j'ai l'habitude acheter les couches pour mon bébé de 6 mois sont toujours fermées, je suis donc obligée d'en acheter chez les épiciers qui les vendent à un prix assez élevé», se lamente Ange Rasoazananoro, une mère dans l’embarras malgré elle.
Angola Ny AvoDate : 06-02-2009
jeudi 23 janvier 2014
Valorisation de la filière bambou dans les zones orientales de Madagascar: contraintes et opportunités RAMANANANTOANDRO Tahiana (1) ; RABEMANANJARA Zo Hasina (1) ; RANDRIANARIMANANA Jean-Jacques (1 2) ; POMMIER Régis (2) ;Bois et forêts des tropiques 2013 n° 316
mercredi 15 juin 2011
Rabemananjara Jacques - Le prince Razaka - A.C.C.T. Présence Africaine - 1995
https://picasaweb.google.com/alikamirenireny/RabemananjaraJacquesLePrinceRazakaACCTPresenceAfricaine1995#
https://picasaweb.google.com/alikamirenireny
La question des généalogies est délicate sinon sensible, à Mada
on ne badine pas avec ces choses là ,
et, ce pauvre "Dadabe" s'est vu fustigé de tous les noms pour avoir attiré déja l'attention sur ce livre de Rabemananjara,que peu de malgaches soupçonne
il n'y a pas de quoi casser la patte à un canard
http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=10228
lundi 28 mars 2011
" Le prince RAZAKA " Rabemananjara, Jacques ,1995 " Présence africaine "
" Le prince Razaka " :
Auteur: Rabemananjara, Jacques (1913-2005
Date : DL 1995
Langue : français
Editeur : Paris : ACCT ; Paris ; Dakar : Présence africaine, DL 1995
dispo en pdf , si vous etes étudiant désargenté résidant à Mada
résumé de la 4° de couv. :
Précision sur origine paternelle de l ascendance mérinna de R.J. ,en préambule:
Précise que dans la hiérarchie nobiliaire , Andrianampoinimerina,sa famille occupe le rang le plus élevé,les zana-kandriana et les zazamarolahy,
Impossibilité de localiser le tombeau de ses ancétres
c'est le secret du prince Razakananahary,gouverneur d'Antsihanaka
Suite a la disparition de Radama I , en 1828 ,premier roi malgache épris des valeurs occidentales
Ses ennemis conservateurs, mirent sur le trone son épouse premiére, Mavo, imbue du culte des traditiopns
Tous les proches parents du défunt, furent supprimés,
Le prince Razaka,prévenu de ce danger,pu s'éffacer du paysage sans laisse de traces
"Il fut interdit sous peine ce mort,de faire allusion à son existence : il ne fut jamais né."
Suite a message mail,précision:
sur le tableau généealogique établi par R.J.:
Rabodosahondra et Ratefy ont eu 3 enfants:
L'ainé Razaka,Rasoananahary et Rakotobe
Razaka eut 3 enfants avec Rasoamianta dont I N'Gola Riana,qui eut un descendant, Zakamananjara
Constitue, l'arbre généalogique établi par R.J. page 33 de son ouvrage
Il cite comme source établaissant les 3 enfants de Ratefy-Rabodosahondra,le témoignage du Pasteur Jones en 1821 chargé de l'éducation des 16 enfants de Radama
Sur massacre de la famille maternelle de Ramada I,l'analyse de Gustave Mondain: 'Un siécle de mission protestante: Madagascar "
-----------------------------
http://tinyurl.com/5wn8p2t
------------------------
Figure en page 194, du méme recueil,un petit texte sur :
"La conception malgache de la beauté "
tsara, soa, maja,maeva
Ny fanahyno olona
Andriambavllanitra
"Sahondraambony vato,endrik'izay itoerany "
Auteur: Rabemananjara, Jacques (1913-2005
Date : DL 1995
Langue : français
Editeur : Paris : ACCT ; Paris ; Dakar : Présence africaine, DL 1995
dispo en pdf , si vous etes étudiant désargenté résidant à Mada
résumé de la 4° de couv. :
Précision sur origine paternelle de l ascendance mérinna de R.J. ,en préambule:
Précise que dans la hiérarchie nobiliaire , Andrianampoinimerina,sa famille occupe le rang le plus élevé,les zana-kandriana et les zazamarolahy,
Impossibilité de localiser le tombeau de ses ancétres
c'est le secret du prince Razakananahary,gouverneur d'Antsihanaka
Suite a la disparition de Radama I , en 1828 ,premier roi malgache épris des valeurs occidentales
Ses ennemis conservateurs, mirent sur le trone son épouse premiére, Mavo, imbue du culte des traditiopns
Tous les proches parents du défunt, furent supprimés,
Le prince Razaka,prévenu de ce danger,pu s'éffacer du paysage sans laisse de traces
"Il fut interdit sous peine ce mort,de faire allusion à son existence : il ne fut jamais né."
Suite a message mail,précision:
sur le tableau généealogique établi par R.J.:
Rabodosahondra et Ratefy ont eu 3 enfants:
L'ainé Razaka,Rasoananahary et Rakotobe
Razaka eut 3 enfants avec Rasoamianta dont I N'Gola Riana,qui eut un descendant, Zakamananjara
Constitue, l'arbre généalogique établi par R.J. page 33 de son ouvrage
Il cite comme source établaissant les 3 enfants de Ratefy-Rabodosahondra,le témoignage du Pasteur Jones en 1821 chargé de l'éducation des 16 enfants de Radama
Sur massacre de la famille maternelle de Ramada I,l'analyse de Gustave Mondain: 'Un siécle de mission protestante: Madagascar "
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http://tinyurl.com/5wn8p2t
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Figure en page 194, du méme recueil,un petit texte sur :
"La conception malgache de la beauté "
tsara, soa, maja,maeva
Ny fanahyno olona
Andriambavllanitra
"Sahondraambony vato,endrik'izay itoerany "
mercredi 10 décembre 2014
Eucalyptus robusta pour une production durable de bois énergie à Madagascar : bilan des connaissances et perspectives Eucalyptus robusta (région de Moramanga). Daniel Verhaegen 1, 6 Honoré Randrianjafy Hery Rakotondraoelina Andriatsitohaina Marie-Christine Trendelenburg Rakotonirina Nicolas Andriamampianina
jeudi 12 août 2010
Ny malagasy orkestra - France O -Archipels - Elyas Akhoun aout - 2010
Présentation copiée , dans le carnet TV d'Africultures +++
Ny Malagasy Orkestra
pourquoi s'en priver!!
http://www.youtube.com/user/sainagasydadabe#g/u
Réalisateur : Christian Passuelo
Durée : 52'
Genre : musical
Type : documentaire
C'est l'histoire de la plus grande formation musicale malgache… "Ny Malagasy Orchestra", la réunion de tous les plus grands styles artistiques de la Grande-Île, du sud au nord en passant par les hauts-plateaux… Pas facile d'accorder cette mosaïque de rythme et de fortes personnalités, mais leur passion commune pour la musique parvient à effacer les dissonances…
A Madagascar, peu d'artistes ont un statut de professionnel… Certains des dix musiciens de l'orchestre préfèrent donc fabriquer eux-mêmes leurs propres instruments… Nous avons suivi ces passionnés, de leur recrutement à leur premier concert dans la Grande-Ile en passant par l'enregistrement d'un CD.
Emission ARCHIPELS - Présentation : Elyas Akhoun -
Documentaire - Réalisation : Christian Passuelo - Production : Chamaerops Productions / La Volga / TV + Madagascar / France Ô - Durée : 52'
TELEVISIONS
France Ô
Premiére diffusion : Jeudi 15 avril 2010 à 20.35
Rediffusion : vendredi 16 avril 2010 à 15.15
Salama,
Nous déposons sur ""mégaupload",site de partage de dossiers,notre sauvegarde personnelle "divx" de cette émission d'une heure ( 1,4 Go )
http://www.megaupload.com/?d=TN0JA0UF
Délices du monde "Freemium" ,ce fichier de plus d'1 Go n'est pas accessible,sans payer
Nous avons mis ,pour nous venger,ce docu sur "megaupload" visible dans sa totalité ,ainsi que le "Live " de Mimi Bastha, au festival"Sakifo",méme si ce dernier n'est vraiment pas apprécié par communauté "Tsena gasy"
http://www.megavideo.com/?v=H4IQP10R
http://www.megavideo.com/?v=H4IQP10R
je deviens gateux!!
http://www.megavideo.com/?v=JF0AAWRU
avec mes excuses ,pour ,l'offense, au prés de mes amis malgaches,
effectivement, je programme des enregistrements, et malencontreusement figure aprés l'Archipel "malgacho-malgache" un dérapage, s'est glissé une "cagole" comme l'on dit dans mon pays, méme pas indienne, qui se prends pour une danseuse, la "cata " compléte,
donc, je ne l'ai pas fait exprés !! comme m'en accuse ,tel ou tel des modos de "tsena gasy"
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petite digression,sur le "Freemium"
Nous avions invité ,une fine plume ,du journal,"La tribune", que nous aimons beaucoup, ( trop peut étre )Ndimby,pour ne pas le nommer,a prendre un peu de recul par rapport a la crise actuelle qui est dévorante
Nous lui avions proposé de partir du livre de "Chriss Anderson" qui est la bible de tous les directeurs de rédac,du Figaro à Libé,
"Efa hoe rajakom-bazaha ‘oa"
Nous lui proposons de lire un vieux soixante-huigtard ,un peu décati,mais pas dépourvu de charmes,encore,
Régis Debray,qu'il devrait mieux apprécier,pour au moins deux raisons:
Les malfrats qui vont en prison sont toujours évidemment ,beaucoup plus intellegents ,et ,intéressants que leurs geoliers,
Régis (j'aime son prénom ) insiste sur la nécéssité ,d'un séjour en prison, trés bonne école de la vie,
on envoye bien nos polytechniciens faire les éboueurs , trés bonne idée de leur faire visiter la réalité de nos cachots qui sont une honte pour le monde entier,
Plus intéréssant, il a vécu, une mésaventure,comme Rabemananjara, ( Raharimanana a entrepris une traduction en malgache a ce que j'ai compris ,de ses poémes ,dont celui inspiré de cette mésaventure ?),
Régis ayant vécu,la méme aventure,l'estime,pour son compte, sans importance, a tout le moins ,elle ne laisse pas dans sa mémoire ,une trace ,peinible
Regis a été réveillé en pleine nuit, dans sa prison,et,trainé devant un peloton d'exécution, ce n'était qu'une mauvaise blague
Ceci pour dire , que de Mada à Abu Grahid, en passant par Guantanamo,les gardiens de prison, restent les mémes, des hommes, cette situation de domination pouvant étre l'occasion de dérives pas toujours glorieuses ( si ce n'est une fatalité )
Bien entendu,Debray, ne parle que pour lui, et méme s'il est trés érudit, ne doit pas connaitre Rabemananjara,
Il ne doit rien ignorer,malgrés tout de la polémique qui a opposé O .Mannoni à Frantz Fanon,
"Psychologie de la colonisation, Seuil, 1950, réédité sous le titre Prospero et Caliban, Éditions Universitaires, 1984, et Le racisme revisité, Denoël, 1997
Tout a fait étonnant de constater que ce livre méconnu des malgaches,traduit en anglais,est ,dans la cartable de tous les étudiants anglo saxons qui s'intéréssent à Mada
Nous avons la détestable habitude de chercher , les livres incontournables, que n'arrive pas a trouver à Mada, les étudiants,et ,a leur faire parvenir ,une sauvagarde perso,format "pdf"
y compris, donc, le livre d'Andersson"
si vous ne l'avez pas encore,consulté faites moi signe,si vous étes étudiant,résidant à Mada
http://sainagasydadabe.blogspot.com/2010/03/2009-anderson-chris-freeentrez-dans.html
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Méme si ce site, "megaupload"comme les prestations de notre de notre 'fournisseur d'accés internet" "Free" s'appuyent pous l'essentiel sur diffusion de contenus , pornographiques,ils ne sont pas plus recommandables ,l'un que l'autre
Je bascule ces fichiers, en "divx" ,pour pouvoir les lire sur ma PSP ,
Bien entendu,nos "intimes" utilisent,une connexion "ftp" qui est plus pratique ,pour les récuperer ( attention à la loi "Hadopi" des milliers de "mails" viennent de partir !!
Nous avons l'habitude d'enregistrer a la volée, des émissions que nous n'avons pas toujours le temps de voir, immédiatement,bien entendu
Souvent, nous les avons visionnées,sur le bord d'une route ,entre Tuléar et Fort Dauphin,par exemple, malheureusement, et,dieu seul sait ,pour combien de temps encore,il s'avére suicidaire de faire cette promenade en bicyclette, pour des raisons de sécurité
(Takashi Ito - film anthology - 2 dvd )Nous éspérons que ,nos trés chers amis de "Tsena gasy" aurons la gentillesse de traiter ce dossier, pour le mettre en ligne ,ou ils le souhaitent
Bien que nous disposions d'Adobe premiére,nous traitons ,ces sauvegardes sur:
http://explore.live.com/windows-live-movie-maker
plus évident à prendre en main que "virtualdub", pas trop lourd
Nous faisons un "projet" en passant par onglet "edition" nous marquons ,les limites du fichier de 10 minutes que nous comptons exporter sur ,le compte "youtube" que nous avons ouvert
une fois délimité ,je retourne sur "accueil" , et j ébarbe les chutes ,en cliquant dessus ,et, en utilisant onglet "supprimer un element "
Une fois séléctionné ce dossier de "10 minutes" vous pouvez le transférer directement sur "youtube" case en haut à droite, et, ce , méme si ce dossier est a l'état de projet,( donc pas nécéssité de le réencoder, )
une fois ,ce transfert effectué , vous conserver éventuellement, 'ce seul projet ", qqes ko ) mais pas nécéssaire de réencoder la totalité des 10 minutes
Vous revenez a la totalité de votre sauvegarde, et,vous fermez ce projet, sans le réencoder
Je suis un paresseux,et, si il y a des fautes vous vous adressez a mon "Dragon speaking prefered version 11 !! )
Bien entendu, "Youtube" fait partie maffia "google" en difficulté avec la CNIL,récemment +++
ils " aspirent " vos confidences ,dans toutes les bornes "wifi" de Paris,et du monde entier,ce,dans la plus grande indiscrétion,
Je baverai ,sur ,cette maffia, un autre jour, méme si j'en suis prisonnier,sinon addict (j'ambitionne une cure de sevrage à Beijing, c'est ce qui se fait de mieux )
en attendant , vous étes condamné à me supporter !
jeudi 5 février 2009
TRIBUNE 06/02/09


> Editorial
Crise politique
Un profond changement
Crise politique
Un profond changement
A quelque chose, malheur est bon dit-on. Cet adage est en train d’être vérifié par le cours des événements politiques et sociaux dans le pays depuis mi-décembre 2008.
Qui aurait pu imaginer que ce peuple si attaché aux traditions et si paternaliste, porte un jour un jeune à la tête d’un mouvement populaire ? Un « boay kely » ou un jeunot en quelque sorte, qui tient tête aux « raiamandreny » de toutes les catégories. Les parents dans la grande famille de l’Est d’Antananarivo n’ont pu « corriger » ce « boay kely ».
Les religieux, catholiques ou protestants ou issus des « sectes » n’y ont vu que du feu dans leurs tentatives respectives pour « remettre le jeunot dans le droit chemin » ; plus qu’un entêté dit-on. Qu’ils soient des religieux ou qu’ils soient de la société civile ou qu’ils soient de la communauté internationale, tous sont rentrés bredouille. L’autorité morale des « raiamandreny » s’est plantée devant la fougue et l’idéalisme de la jeunesse personnalisée par le « boay kely ».
L’éducation : aux parents !
Y a-t-il risque de dégradation plus grave encore de la société malgache s’inquiète-t-on alors dans les chaumières ? Déjà que l’esprit de solidarité dans la grande famille est imperceptible sauf lors des grandes occasions. Et que la famille est aujourd’hui réduite à la famille nucléaire, au foyer. L’autorité parentale ne court-elle pas le risque d’être démantelée ? Le risque existe sinon l’église catholique ne se serait pas penchée ces temps-ci sur la force de l’éducation dans la famille. Cette éducation relève en premier et surtout des parents qui ne doivent pas se contenter de l’école et se fier aux seuls maîtres et maîtresses, professeurs ou autres pour élever leurs enfants.
Le risque à courir
Toujours est-il que dans cette « révolte » et cette fronde du « boay kely », les parents et surtout les « raiamandreny » dirigeants étatiques et la communauté internationale ne sont pas exempts de reproches. Ils n’ont pas su lire la réalité vécue par le peuple. Ils n’ont pas su ou pas voulu décrypter les comportements ni identifier les problèmes et aspirations profondes véhiculées par les médias.
Se croyant tout permis parce qu’ils sont des « raiamandreny », ils décident à la place des « enfants » sans avoir au préalable discuté avec ceux-ci. Car finalement cette autorité des « raiamandreny » a-t-elle le moindre sens sans le consentement de leurs enfants ?
Bref, le cours des événements démontre qu’il faut écouter, se plier à l’écoute, discuter et trouver des solutions avec cette jeunesse et cette population ou cette frange de population représentée par le « boay kely ». Car il faut reconnaître qu’avec le tapage médiatique et le marketing qui entoure ce « boay kely », une tendance à l’idolâtrie et au culte de cette désormais personnalité est en cours.
Heureusement, dans cette crise d’adolescence, les perspectives de dialogue ne sont pas complètement coupées. En déposant deux recours auprès du Conseil d’État, comme nous le pressentions hier, Andry Rajoelina reconnaît que la légalité a encore du sens. Et l’arrivée annoncée d’émissaires de l’ONU et de la SADC laisse penser que la journée d’aujourd’hui offre une opportunité de dialogue serein, avant les risques de surenchère des foules du Samedi. Avec ou sans Rossy à l’animation
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13e Sommet de l’Union Africaine
Les 1er, 2 et 3 juillet 2009 à Madagascar
Les 1er, 2 et 3 juillet 2009 à Madagascar
Marc Ravalomanana avec Kadhafi, président actuel de l’UA.
La prochaine rencontre au Sommet de l’Union africaine se tiendra à Madagascar les 1er, 2 et 3 juillet 2009.
C’est ce qui a été décidé à Addis-Abeba lors du dernier sommet qui vient de s’achever mercredi dernier. Le Premier ministre Charles Rabemananjara, accompagné du ministre des Affaires étrangères, Marcel Ranjeva, y ont représenté l’Etat malgache.
Ils sont rentrés hier et ont tenu une conférence de presse à Mahazoarivo en présence de tous les membres du gouvernement.
Ils ont fait part de la ferme volonté du pays d’accueillir ce sommet. Aussi, le Premier ministre a demandé la participation et la mobilisation de tous pour la réussite de ce sommet en terre malgache car c’est une affaire nationale. Le Premier ministre souhaite que tout le monde s’implique et œuvre dans ce sens.
Appel à la sagesse et au dialogue
Interrogé par rapport à la situation de crise politique actuelle, le Premier ministre Charles Rabemananjara reste convaincu de la force du dialogue qui peut résoudre les problèmes. Il a rappelé que l’Union Africaine condamne tout changement anti-constitutionnel et redit que la prise de pouvoir doit passer par une élection démocratique et dans le respect de la Constitution.
Il compte sur la sagesse malagasy et la volonté de préserver l’intérêt supérieur de la Nation. En tout cas, dit-il, l’hébergement de ce Sommet est un engagement qui doit être respecté et parallèlement la crise doit être gérée convenablement pour assurer la stabilité politique. Quelque part, le Premier ministre est persuadé que la crise politique actuelle est passagère.
Des doutes subsistent
On ne peut toutefois pas s’empêcher d’être inquiet en ce sens que la capacité des dirigeants à prendre des initiatives incohérentes est manifeste. En dépit des appels au dialogue, les comportements n’expriment pas toujours cette humilité et encore moins cette disponibilité au dialogue et à la transparence, nécessaires afin d’assurer la stabilité politique.
Une des initiatives qui entretient les soupçons de trahison, est cette affaire de mercenaires qui n’a jusqu’à maintenant pas été éclaircie alors que l’on parle de sud-africains qui sont disposés à aider à assurer la sécurité lors du Sommet. Parmi les commandos qui ont enlevé l’émetteur de la VIVA TV à Ambihimitsimbina, les partisans de Andry Rajoelina affirment avoir surpris des mercenaires ou du moins des étrangers.
L’amélioration des infrastructures dans les pays africains et la mise en place d’une Autorité africaine ont été également parmi les sujets discutés lors de la dernière session de l’Union Africaine. Le thème du 13ème Sommet de l’UA y a été validé : « investir dans l’agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire ». En marge de la Conférence, la délégation malgache conduite par le Premier ministre a rencontré plusieurs responsables au niveaux de différents pays africains, des Nations Unies, de l’Organisation Internationale de la Francophonie, de la SADC ainsi que des chefs de Commission de l’UA.
La prochaine rencontre au Sommet de l’Union africaine se tiendra à Madagascar les 1er, 2 et 3 juillet 2009.
C’est ce qui a été décidé à Addis-Abeba lors du dernier sommet qui vient de s’achever mercredi dernier. Le Premier ministre Charles Rabemananjara, accompagné du ministre des Affaires étrangères, Marcel Ranjeva, y ont représenté l’Etat malgache.
Ils sont rentrés hier et ont tenu une conférence de presse à Mahazoarivo en présence de tous les membres du gouvernement.
Ils ont fait part de la ferme volonté du pays d’accueillir ce sommet. Aussi, le Premier ministre a demandé la participation et la mobilisation de tous pour la réussite de ce sommet en terre malgache car c’est une affaire nationale. Le Premier ministre souhaite que tout le monde s’implique et œuvre dans ce sens.
Appel à la sagesse et au dialogue
Interrogé par rapport à la situation de crise politique actuelle, le Premier ministre Charles Rabemananjara reste convaincu de la force du dialogue qui peut résoudre les problèmes. Il a rappelé que l’Union Africaine condamne tout changement anti-constitutionnel et redit que la prise de pouvoir doit passer par une élection démocratique et dans le respect de la Constitution.
Il compte sur la sagesse malagasy et la volonté de préserver l’intérêt supérieur de la Nation. En tout cas, dit-il, l’hébergement de ce Sommet est un engagement qui doit être respecté et parallèlement la crise doit être gérée convenablement pour assurer la stabilité politique. Quelque part, le Premier ministre est persuadé que la crise politique actuelle est passagère.
Des doutes subsistent
On ne peut toutefois pas s’empêcher d’être inquiet en ce sens que la capacité des dirigeants à prendre des initiatives incohérentes est manifeste. En dépit des appels au dialogue, les comportements n’expriment pas toujours cette humilité et encore moins cette disponibilité au dialogue et à la transparence, nécessaires afin d’assurer la stabilité politique.
Une des initiatives qui entretient les soupçons de trahison, est cette affaire de mercenaires qui n’a jusqu’à maintenant pas été éclaircie alors que l’on parle de sud-africains qui sont disposés à aider à assurer la sécurité lors du Sommet. Parmi les commandos qui ont enlevé l’émetteur de la VIVA TV à Ambihimitsimbina, les partisans de Andry Rajoelina affirment avoir surpris des mercenaires ou du moins des étrangers.
L’amélioration des infrastructures dans les pays africains et la mise en place d’une Autorité africaine ont été également parmi les sujets discutés lors de la dernière session de l’Union Africaine. Le thème du 13ème Sommet de l’UA y a été validé : « investir dans l’agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire ». En marge de la Conférence, la délégation malgache conduite par le Premier ministre a rencontré plusieurs responsables au niveaux de différents pays africains, des Nations Unies, de l’Organisation Internationale de la Francophonie, de la SADC ainsi que des chefs de Commission de l’UA.
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Politique
Mouvement dans les régions
Extension avec risques de débordements
Mouvement dans les régions
Extension avec risques de débordements
vendredi 6 février 2009
Andry Rajoelina ne s’est donc pas rendu à Antsiranana comme il l’avait prévu. Cela n’empêche que les opposants à Antsiranana s’organisent et se mobilisent pour apporter leur soutien au mouvement.
En tout cas, le mouvement de contestation du pouvoir a gagné la ville de Majunga où les opposants organisent des meetings pour destituer le président Marc Ravalomanana. Selon les informations émanant de cette ville pourtant, l’affluence est maigre.
A Toamasina, les préparatifs pour un grand meeting tel sur la Place 13 Mai vont bon train après que les cinq manifestants arrêtés avaient bénéficié d’une liberté provisoire en attendant leur jugement.
Dans le Sud Est, à Farafangana précisément, les manifestations de mardi dernier ont viré au cauchemar des « mpiavy » ou des non natifs pour dire les « merina et les betsileo ». Rappelons que les manifestations ont été organisées contre le ministre Ivohasina Razafimahefa, coach de la Région et Secrétaire général du parti TIM, alors en tournée dans la Région, plus exactement à Manakara et à Farafangana. Les manifestants ont mis le feu à l’avion qui transportait le ministre pour s’en prendre ensuite aux magasins des « mpiavy ». Les notables de Farafangana ont appelé hier au retour de ces « mpiavy » et promis une sécurité sans faille tout en indiquant que les cibles n’étaient pas les « mpiavy » car il y avait aussi des natifs dont les biens ont été saccagés.
Quoi qu’il en soit, le mouvement de contestation atteint aussi les villes comme Tuléar, Ambositra et Fianarantsoa.
Recueilli par Valis
En tout cas, le mouvement de contestation du pouvoir a gagné la ville de Majunga où les opposants organisent des meetings pour destituer le président Marc Ravalomanana. Selon les informations émanant de cette ville pourtant, l’affluence est maigre.
A Toamasina, les préparatifs pour un grand meeting tel sur la Place 13 Mai vont bon train après que les cinq manifestants arrêtés avaient bénéficié d’une liberté provisoire en attendant leur jugement.
Dans le Sud Est, à Farafangana précisément, les manifestations de mardi dernier ont viré au cauchemar des « mpiavy » ou des non natifs pour dire les « merina et les betsileo ». Rappelons que les manifestations ont été organisées contre le ministre Ivohasina Razafimahefa, coach de la Région et Secrétaire général du parti TIM, alors en tournée dans la Région, plus exactement à Manakara et à Farafangana. Les manifestants ont mis le feu à l’avion qui transportait le ministre pour s’en prendre ensuite aux magasins des « mpiavy ». Les notables de Farafangana ont appelé hier au retour de ces « mpiavy » et promis une sécurité sans faille tout en indiquant que les cibles n’étaient pas les « mpiavy » car il y avait aussi des natifs dont les biens ont été saccagés.
Quoi qu’il en soit, le mouvement de contestation atteint aussi les villes comme Tuléar, Ambositra et Fianarantsoa.
Recueilli par Valis
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société
Commune Urbaine d’Antananarivo
Les actes administratifs risquent de n’avoir aucune valeur
Commune Urbaine d’Antananarivo
Les actes administratifs risquent de n’avoir aucune valeur
Les actes administratifs établis depuis hier dans la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), risquent de n’avoir aucune valeur juridique et administrative.
C’est la conclusion à tirer de la conférence de presse tenue hier au bureau de la Région Analamanga, à Nanisana. Une conférence de presse qui a vu la participation du préfet de police d’Antananarivo, Edmond Rakotomavo, et les deux vice-présidents de la délégation spéciale désignée par le pouvoir central, Edouard Razafimanantena et Patrick Razakamananifidiny.
« Les documents administratifs signés par les chef fokontany désignés par Michel Ratsivalaka n’auront aucune autorité ni valeur au niveau des établissements publics et des départements ministériels ». C’est ce qu’a martelé Edouard Razafimanantena.
Or certains des anciens chefs fokontany sont souvent absents de leur bureau par crainte de leur vie. C’est le cas par exemple à Ampefiloha Cité, ou à Ampandrana Atsinanana. Ce qui facilite la mise en place des nouveaux chefs fokontany, désignés par le PDS choisi par Andry Rajoelina, Michèle Ratsivalaka.
« Pour ce qui est du niveau du maire d’Antananarivo, c’est Guy Rivo Rakotoarisoa, le PDS installé par le régime Ravalomanana, qui doit signer les documents relevant de la compétence du maire » a aussi précisé Edouard Razafimanantena.
Mais Guy Rivo Rakotoarisoa n’a pas encore rejoint son poste au stade municipal de Mahamasina, ni au bureau de la mairie à Tsimbazaza. C’est Michèle Ratsivalaka qui possède actuellement une autorité réelle dans ces deux lieux. C’est donc le PDS désigné par Andry Rajoelina qui va valider les documents des administrés demandant un service à la commune.
C’est la conclusion à tirer de la conférence de presse tenue hier au bureau de la Région Analamanga, à Nanisana. Une conférence de presse qui a vu la participation du préfet de police d’Antananarivo, Edmond Rakotomavo, et les deux vice-présidents de la délégation spéciale désignée par le pouvoir central, Edouard Razafimanantena et Patrick Razakamananifidiny.
« Les documents administratifs signés par les chef fokontany désignés par Michel Ratsivalaka n’auront aucune autorité ni valeur au niveau des établissements publics et des départements ministériels ». C’est ce qu’a martelé Edouard Razafimanantena.
Or certains des anciens chefs fokontany sont souvent absents de leur bureau par crainte de leur vie. C’est le cas par exemple à Ampefiloha Cité, ou à Ampandrana Atsinanana. Ce qui facilite la mise en place des nouveaux chefs fokontany, désignés par le PDS choisi par Andry Rajoelina, Michèle Ratsivalaka.
« Pour ce qui est du niveau du maire d’Antananarivo, c’est Guy Rivo Rakotoarisoa, le PDS installé par le régime Ravalomanana, qui doit signer les documents relevant de la compétence du maire » a aussi précisé Edouard Razafimanantena.
Mais Guy Rivo Rakotoarisoa n’a pas encore rejoint son poste au stade municipal de Mahamasina, ni au bureau de la mairie à Tsimbazaza. C’est Michèle Ratsivalaka qui possède actuellement une autorité réelle dans ces deux lieux. C’est donc le PDS désigné par Andry Rajoelina qui va valider les documents des administrés demandant un service à la commune.
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Politique
Michel Ratsivalaka
« Une élection pour l’installation des nouveaux chef fokontany »
Michel Ratsivalaka
« Une élection pour l’installation des nouveaux chef fokontany »
« Les habitants de chaque fokontany devraient organiser une petite élection pour choisir leur nouveau chef fokontany ». C’est ce qu’a déclaré hier Michel Ratsivalaka, à Ampefiloha lors d’une réception d’un nouveau terrain de basket.
Ainsi, ce n’est pas le PDS désigné par Andry Rajoelina qui va nommer les nouveaux chefs fokontany. Elle laisse le choix au fokonolona selon ses dires. Elle va seulement officialiser la désignation des chefs fokontany choisis par les fokonolona.
L’organisation de ces petites élections va se faire le plus vite possible, sous la coordination des délégués d’arrondissements. Pour ce qui est de la journée d’hier, Michel Ratsivalaka a consacré sa première matinée de service, à la reception d’un terrain de basket-ball à Ampefiloha, et d’un boulodrome à Ampatsakana. Elle a aussi procédé à la présentation des trésoriers dans les deux fokontany. L’après-midi, elle a présenté des trésoriers de fokontany à Amboditsiry
Ainsi, ce n’est pas le PDS désigné par Andry Rajoelina qui va nommer les nouveaux chefs fokontany. Elle laisse le choix au fokonolona selon ses dires. Elle va seulement officialiser la désignation des chefs fokontany choisis par les fokonolona.
L’organisation de ces petites élections va se faire le plus vite possible, sous la coordination des délégués d’arrondissements. Pour ce qui est de la journée d’hier, Michel Ratsivalaka a consacré sa première matinée de service, à la reception d’un terrain de basket-ball à Ampefiloha, et d’un boulodrome à Ampatsakana. Elle a aussi procédé à la présentation des trésoriers dans les deux fokontany. L’après-midi, elle a présenté des trésoriers de fokontany à Amboditsiry
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Politique
Mouvement Place 13 Mai
Encore peu organisé
Mouvement Place 13 Mai
Encore peu organisé
Le mouvement de contestation semble s’élargir petit à petit à divers secteurs sans atteindre l’envergure de 2002.
On attend le meeting de samedi prochain pour en juger. Pour l’instant, les fonctionnaires sont en train de s’organiser dans un comité dénommé KMMD ou Comité des fonctionnaires pour la défense de la démocratie.
Le secteur privé lui aussi demande à être davantage sensibilisé car apparemment, le mouvement n’a pas encore convaincu les employés des zones franches ou d’autres entreprises d’envergure sauf la Savonnerie tropicale. Les secteurs clés des mouvements Herivelona et KMMR en leur temps sont encore hésitants. La JIRAMA a certes été conscientisée mais sa réaction est loin des attentes des partisans du mouvement conduit par Andry Rajoelina.
Rossy : arrivera ou n’arrivera pas ?
On annonce quelque part la colère qui gronde chez Air Madagascar. Certaines sources prétendent qu’une menace de grève menace cette société nationale de transport aérien, dans le but de se débarrasser du Directeur général qui est étranger.
Pendant ce temps, d’autres sources sur le Net, ainsi que Radio Viva, affirment que les vols à destination de Madagascar seraient annulés dans les tous prochains jours alors que la Place 13 Mai attend l’arrivée de Rossy pour animer le meeting de samedi prochain. Qu’est-ce à dire ?
En tout cas, à suivre les préparatifs de tous les rassemblements de ces derniers jours sur la Place 13 Mai, le doute est permis quant à une bonne organisation du mouvement. La sonorisation et l’animation laissent encore à désirer. C’est de l’improvisation ou de l’amateurisme. Toujours est-il qu’une frange de population est de plus en plus convaincue de la justesse de la lutte sans adopter la démarche de prise du pouvoir par la rue.
On attend le meeting de samedi prochain pour en juger. Pour l’instant, les fonctionnaires sont en train de s’organiser dans un comité dénommé KMMD ou Comité des fonctionnaires pour la défense de la démocratie.
Le secteur privé lui aussi demande à être davantage sensibilisé car apparemment, le mouvement n’a pas encore convaincu les employés des zones franches ou d’autres entreprises d’envergure sauf la Savonnerie tropicale. Les secteurs clés des mouvements Herivelona et KMMR en leur temps sont encore hésitants. La JIRAMA a certes été conscientisée mais sa réaction est loin des attentes des partisans du mouvement conduit par Andry Rajoelina.
Rossy : arrivera ou n’arrivera pas ?
On annonce quelque part la colère qui gronde chez Air Madagascar. Certaines sources prétendent qu’une menace de grève menace cette société nationale de transport aérien, dans le but de se débarrasser du Directeur général qui est étranger.
Pendant ce temps, d’autres sources sur le Net, ainsi que Radio Viva, affirment que les vols à destination de Madagascar seraient annulés dans les tous prochains jours alors que la Place 13 Mai attend l’arrivée de Rossy pour animer le meeting de samedi prochain. Qu’est-ce à dire ?
En tout cas, à suivre les préparatifs de tous les rassemblements de ces derniers jours sur la Place 13 Mai, le doute est permis quant à une bonne organisation du mouvement. La sonorisation et l’animation laissent encore à désirer. C’est de l’improvisation ou de l’amateurisme. Toujours est-il qu’une frange de population est de plus en plus convaincue de la justesse de la lutte sans adopter la démarche de prise du pouvoir par la rue.
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TRIBUNE daté du 05/02/09

Mahagaga et Mahalatsa
Opération chirurgicale réussie
Opération chirurgicale réussie
L’opération chirurgicale subie par les frères siamois à l’hôpital Necker (Paris-France) hier s’est déroulée sans grandes difficultés.
Les deux frères siamois sont dorénavant séparés. Ils ont chacun leur foie.
Ils sont actuellement en réanimation et tout le monde attend qu’ils se réveillent de leur sommeil artificiel dans lequel les anesthésistes les ont plongés. L’opération aurait duré près de cinq heures.
Apparemment les estimations de « chances très élevées » des chirurgiens à partir des résultats des examens effectués sur les frères jumeaux, le lendemain de leur arrivée à Paris, sont en train d’être vérifiées.
L’équipe médicale multidisciplinaire qui a procédé à cette opération dont fait partie le Professeur Lalatiana Andriamanarivo du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA) (Antananarivo), est confiante.
Mahagaga et Mahalatsa, accompagnés de leur mère, avaient quitté le 24 janvier dernier le Pavillon Sainte Fleur du CHU-JRA où ils ont été admis depuis la fin du mois de juin 2008 pour rejoindre l’hôpital Necker à Paris.
Les deux frères siamois sont dorénavant séparés. Ils ont chacun leur foie.
Ils sont actuellement en réanimation et tout le monde attend qu’ils se réveillent de leur sommeil artificiel dans lequel les anesthésistes les ont plongés. L’opération aurait duré près de cinq heures.
Apparemment les estimations de « chances très élevées » des chirurgiens à partir des résultats des examens effectués sur les frères jumeaux, le lendemain de leur arrivée à Paris, sont en train d’être vérifiées.
L’équipe médicale multidisciplinaire qui a procédé à cette opération dont fait partie le Professeur Lalatiana Andriamanarivo du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA) (Antananarivo), est confiante.
Mahagaga et Mahalatsa, accompagnés de leur mère, avaient quitté le 24 janvier dernier le Pavillon Sainte Fleur du CHU-JRA où ils ont été admis depuis la fin du mois de juin 2008 pour rejoindre l’hôpital Necker à Paris.
mercredi 4 février 2009
MADAGASCAR TRIBUNE 05/02/09

> Editorial
Délégation spéciale
Une mesure précipitée, faute de mieux
Délégation spéciale
Une mesure précipitée, faute de mieux
Malgré les explications données par le Ministre de l’Intérieur, Gervais Rakotonirina, l’arrêté qu’il a édicté nommant un Président de Délégation Spéciale à la tête de la commune d’Antananarivo ne paraît pas très convaincant.
La loi 94-008 du 26 avril 1995 fixant les règles relatives à l’organisation, au fonctionnement et aux attributions des collectivités territoriales décentralisées, révisé par la loi 029/08 adopté par l’Assemblée Nationale et le Sénat en Novembre 2008 précise en effet :
« Art. 60 - Les Maires et ses adjoints, les Présidents et les vice-présidents du Bureau exécutif, après avoir été entendus ou invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leurs sont reprochés, et sur délibération du conseil, peuvent être suspendus par un arrêté du Ministre chargé de l’Intérieur, pour un temps qui n’excédera pas un mois et qui peut être porté à trois mois par le Premier Ministre.
Dans tous les cas, les Maires ne peuvent être destitué que par Décret pris en Conseil des Ministres à la suite d’une condamnation de la juridiction compétente. Les adjoints et les autres membres du Bureau Éxécutif peuvent être démis de leur fonction par décision du Maire.
Les arrêtés de suspension et les décrets de destitution doivent être motivés. Le recours peut être porté par les intéressés devant le Conseil d’Etat dans les dix jours de la notification.
Dans le cas de destitution du Maire ou du Président du Bureau exécutif, le Ministre de l’Intérieur fait procéder à une nouvelle élection dans les 60 jours à compter de la date du décret s’y rapportant.
Art. 61 - En cas d’absence, de suspension, de destitution ou de tout autre empêchement, le Maire ou le Président du Bureau exécutif est provisoirement remplacé dans la plénitude de ses fonctions, par un adjoint au Maire ou un Vice-président, dans l’ordre des nominations. »
En nommant de son propre chef une délégation spéciale, alors qu’il n’a été ni saisi par le Conseil Municipal ni informé d’une condamnation judiciaire d’Andry Rajoelina, et sans donner dans son arrêté les motifs de sa décision, le Ministre de l’Intérieur a pris à plusieurs reprises un risque élevé de se voir désavouer par le Conseil d’État.
Il est vrai que le rythme imposé par Andry Rajoelina a largement dépassé le gouvernement. Faute d’arriver à trancher entre apaisement et fermeté, le pouvoir officiel semble vouloir parer au plus pressé et tente d’occuper le terrain en mettant en avant Guy Randrianarisoa.
Le pouvoir a en effet compris qu’il ne pouvait aller très loin dans la répression des manifestations. Au retour du Président de la République d’Afrique du Sud, le 25 janvier, Marc Ravalomanana et Charles Rabemananjara s’étaient montrés très fermes, annonçant un vigoureux et rapide retour à l’ordre. Dès le lendemain, Madagascar connaissait les émeutes les plus meurtrières de l’histoire du pays depuis l’indépendance, pendant que les forces de l’ordre restaient étrangement passives.
Marc Ravalomanana justifia ensuite la non intervention de l’armée par son refus de voir couler le sang, mais la contradiction entre les deux déclarations ainsi que l’attitude des forces de l’ordre montrent les limites du pouvoir du Gouvernement lorsqu’il s’agit de manier le bâton.
Sinon, pourquoi ne pas tout simplement, comme le permet la Constitution, déclarer une situation d’exception, à savoir la situation d’urgence, l’état de nécessité ou la loi martiale ? Pourquoi tergiverser pour ce qui est d’arrêter Andry Rajoelina qui a manifestement outrepassé à de nombreuses reprises la loi ?
Faute de pouvoir manier le bâton, Marc Ravalomanana peut-il brandir la carotte ? Il a aussi essayé de le faire, mais même affaibli, son adversaire se montre extrêmement rétif. Pressé par une foule délicate à maîtriser et les proches de Roland Ratsiraka, le TGV continue dans sa logique de coup d’état. La hantise d’un coup de force du clan Ratsiraka empêche Marc Ravalomanana d’attendre sereinement que le mouvement d’Andry Rajoelina soit suffisamment affaibli pour lui tendre une main magnanime.
Sauf réaction très vigoureuse et très rapide de la communauté internationale et de tous ceux qui souhaitent l’émergence d’un véritable État de Droit à Madagascar, il faut bien reconnaître que le coup d’État, même s’il ne rassemble plus grand monde, est très prêt de réussir
La loi 94-008 du 26 avril 1995 fixant les règles relatives à l’organisation, au fonctionnement et aux attributions des collectivités territoriales décentralisées, révisé par la loi 029/08 adopté par l’Assemblée Nationale et le Sénat en Novembre 2008 précise en effet :
« Art. 60 - Les Maires et ses adjoints, les Présidents et les vice-présidents du Bureau exécutif, après avoir été entendus ou invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leurs sont reprochés, et sur délibération du conseil, peuvent être suspendus par un arrêté du Ministre chargé de l’Intérieur, pour un temps qui n’excédera pas un mois et qui peut être porté à trois mois par le Premier Ministre.
Dans tous les cas, les Maires ne peuvent être destitué que par Décret pris en Conseil des Ministres à la suite d’une condamnation de la juridiction compétente. Les adjoints et les autres membres du Bureau Éxécutif peuvent être démis de leur fonction par décision du Maire.
Les arrêtés de suspension et les décrets de destitution doivent être motivés. Le recours peut être porté par les intéressés devant le Conseil d’Etat dans les dix jours de la notification.
Dans le cas de destitution du Maire ou du Président du Bureau exécutif, le Ministre de l’Intérieur fait procéder à une nouvelle élection dans les 60 jours à compter de la date du décret s’y rapportant.
Art. 61 - En cas d’absence, de suspension, de destitution ou de tout autre empêchement, le Maire ou le Président du Bureau exécutif est provisoirement remplacé dans la plénitude de ses fonctions, par un adjoint au Maire ou un Vice-président, dans l’ordre des nominations. »
En nommant de son propre chef une délégation spéciale, alors qu’il n’a été ni saisi par le Conseil Municipal ni informé d’une condamnation judiciaire d’Andry Rajoelina, et sans donner dans son arrêté les motifs de sa décision, le Ministre de l’Intérieur a pris à plusieurs reprises un risque élevé de se voir désavouer par le Conseil d’État.
Il est vrai que le rythme imposé par Andry Rajoelina a largement dépassé le gouvernement. Faute d’arriver à trancher entre apaisement et fermeté, le pouvoir officiel semble vouloir parer au plus pressé et tente d’occuper le terrain en mettant en avant Guy Randrianarisoa.
Le pouvoir a en effet compris qu’il ne pouvait aller très loin dans la répression des manifestations. Au retour du Président de la République d’Afrique du Sud, le 25 janvier, Marc Ravalomanana et Charles Rabemananjara s’étaient montrés très fermes, annonçant un vigoureux et rapide retour à l’ordre. Dès le lendemain, Madagascar connaissait les émeutes les plus meurtrières de l’histoire du pays depuis l’indépendance, pendant que les forces de l’ordre restaient étrangement passives.
Marc Ravalomanana justifia ensuite la non intervention de l’armée par son refus de voir couler le sang, mais la contradiction entre les deux déclarations ainsi que l’attitude des forces de l’ordre montrent les limites du pouvoir du Gouvernement lorsqu’il s’agit de manier le bâton.
Sinon, pourquoi ne pas tout simplement, comme le permet la Constitution, déclarer une situation d’exception, à savoir la situation d’urgence, l’état de nécessité ou la loi martiale ? Pourquoi tergiverser pour ce qui est d’arrêter Andry Rajoelina qui a manifestement outrepassé à de nombreuses reprises la loi ?
Faute de pouvoir manier le bâton, Marc Ravalomanana peut-il brandir la carotte ? Il a aussi essayé de le faire, mais même affaibli, son adversaire se montre extrêmement rétif. Pressé par une foule délicate à maîtriser et les proches de Roland Ratsiraka, le TGV continue dans sa logique de coup d’état. La hantise d’un coup de force du clan Ratsiraka empêche Marc Ravalomanana d’attendre sereinement que le mouvement d’Andry Rajoelina soit suffisamment affaibli pour lui tendre une main magnanime.
Sauf réaction très vigoureuse et très rapide de la communauté internationale et de tous ceux qui souhaitent l’émergence d’un véritable État de Droit à Madagascar, il faut bien reconnaître que le coup d’État, même s’il ne rassemble plus grand monde, est très prêt de réussir
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Politique
Michèle Ratsivalaka
Andry Rajoelina désigne son successeur
Michèle Ratsivalaka
Andry Rajoelina désigne son successeur
jeudi 5 février 2009, par Rakotoarilala Ninaivo, Rédaction internet
Michèle Ratsivalaka, l’adjoint de Andry Rajoelina au niveau de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), a été placée à la tête de la commune par le maire sortant.
La désignation a été annoncée par le maire à ses partisans hier à Mahamasina. Michèle Ratsivalaka a été placée à son nouveau poste le jour même par Andry Rajoelina.
Ainsi, les partisans de Andry Rajoelina qui ont participé au sit-in devant le stade municipal de Mahamasina, ont été invités à se déplacer à Tsimbazaza pour placer Michèle Ratsivalaka à son nouveau poste. Cette dernière a ainsi eu droit à une double cérémonie d’investiture : la première au bureau de la mairie à Mahamasina, et la seconde au bureau à Tsimbazaza. Ceint de son écharpe, Andry Rajoelina est entré dans son bureau à Tsimbazaza pour introniser Michèle Ratsivalaka et symboliquement lui remettre son écharpe de maire.
« Je suis très surprise par cette décision. Mais vu que le maire va occuper une haute fonction au niveau nationale, alors j’accepte le poste. Je vais faire de mon mieux pour développer Antananarivo. Je vais assumer mon nouveau poste avec honneur, respect et sagesse ». On peut ainsi résumer le discours fait par Michèle Ratsivalaka à Mahamasina. Elle demande l’appui de toute la population d’Antananarivo, et même de Madagascar tout entier. En effet, pour elle : « lorsqu’Antananarivo va, tout Madagascar va ».
Dans leur majorité, les locaux de la municipalité sont restés fermés lors de la journée d’hier.
Andry Rajoelina appelle à un autre sit-in devant le stade municipal de Mahamasina aujourd’hui, pour protéger le nouveau responsable qu’il vient de désigner.
Michèle Ratsivalaka est économiste de formation. Elle a été fondatrice et directeur général des projets SECALINE et FID, et a été ministre de la lutte contre la pauvreté et des logements sociaux, à l’époque où Zafy Albert était Président de la République.
Michèle Ratsivalaka, l’adjoint de Andry Rajoelina au niveau de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), a été placée à la tête de la commune par le maire sortant.
La désignation a été annoncée par le maire à ses partisans hier à Mahamasina. Michèle Ratsivalaka a été placée à son nouveau poste le jour même par Andry Rajoelina.
Ainsi, les partisans de Andry Rajoelina qui ont participé au sit-in devant le stade municipal de Mahamasina, ont été invités à se déplacer à Tsimbazaza pour placer Michèle Ratsivalaka à son nouveau poste. Cette dernière a ainsi eu droit à une double cérémonie d’investiture : la première au bureau de la mairie à Mahamasina, et la seconde au bureau à Tsimbazaza. Ceint de son écharpe, Andry Rajoelina est entré dans son bureau à Tsimbazaza pour introniser Michèle Ratsivalaka et symboliquement lui remettre son écharpe de maire.
« Je suis très surprise par cette décision. Mais vu que le maire va occuper une haute fonction au niveau nationale, alors j’accepte le poste. Je vais faire de mon mieux pour développer Antananarivo. Je vais assumer mon nouveau poste avec honneur, respect et sagesse ». On peut ainsi résumer le discours fait par Michèle Ratsivalaka à Mahamasina. Elle demande l’appui de toute la population d’Antananarivo, et même de Madagascar tout entier. En effet, pour elle : « lorsqu’Antananarivo va, tout Madagascar va ».
Dans leur majorité, les locaux de la municipalité sont restés fermés lors de la journée d’hier.
Andry Rajoelina appelle à un autre sit-in devant le stade municipal de Mahamasina aujourd’hui, pour protéger le nouveau responsable qu’il vient de désigner.
Michèle Ratsivalaka est économiste de formation. Elle a été fondatrice et directeur général des projets SECALINE et FID, et a été ministre de la lutte contre la pauvreté et des logements sociaux, à l’époque où Zafy Albert était Président de la République.
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En bref
jeudi 5 février 2009
Pour ce qui est des vols des motos destinées aux maires dans la région de SAVA, lors des dernières émeutes.
125 des 300 motos volées ont été retrouvées selon les affirmations du ministre Gervais Rakotonirina hier. Ce sont les barrages installées dans cette région qui ont permis de les retrouver.
125 des 300 motos volées ont été retrouvées selon les affirmations du ministre Gervais Rakotonirina hier. Ce sont les barrages installées dans cette région qui ont permis de les retrouver.
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Guy Rivo Randrianarison
Le peur au ventre
Le peur au ventre
jeudi 5 février 2009, par Rakotoarilala Ninaivo
Quatre camions, plein d’éléments de l’EMONAT, sont stationnés depuis hier, à Anosy, à proximité du bureau du nouveau PDS de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), Guy Rivo Randrianarison.
Ce dernier est encore directeur général du ministère de la décentralisation. Il a son bureau à Anosy, à côté du bâtiment de l’INSTAT.
Hier matin, son véhicule 4x4, une Nissan Patrol gris métallisé, a été aperçu à proximité de ce bureau d’Anosy. C’est cette voiture qui l’avait conduit au bureau de la mairie de la capitale, à Mahamasina, mardi dernier, pour la notification de la désignation d’un PDS à la tête de la CUA.
Tous ces faits peuvent signifier que Guy Rivo Randrianarison travaille à Anosy et qu’il a besoin d’une protection particulière. Mardi dernier, lors de la notification de la désignation d’un PDS à la tête de la CUA, la peur se lisait sur le visage de Guy Rivo Randrianarison. Son chauffeur avait reçu comme consigne de ne pas éteindre le moteur de sa voiture. Des hommes musclés en tenue civile étaient installés autour de la porte et dans la cour du bureau de la mairie.
Guy Rivo Randrianarison s’est montré assez nerveux lorsqu’il a répondu aux questions des journalistes, mardi dernier à Mahamasina. Pour la raison de la désignation d’un PDS, il renvoit la balle dans le camp du préfet de police Edmond Rakotomavo. « Vous devez demander au préfet, c’est lui qui représente l’Etat ».
Quatre camions, plein d’éléments de l’EMONAT, sont stationnés depuis hier, à Anosy, à proximité du bureau du nouveau PDS de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), Guy Rivo Randrianarison.
Ce dernier est encore directeur général du ministère de la décentralisation. Il a son bureau à Anosy, à côté du bâtiment de l’INSTAT.
Hier matin, son véhicule 4x4, une Nissan Patrol gris métallisé, a été aperçu à proximité de ce bureau d’Anosy. C’est cette voiture qui l’avait conduit au bureau de la mairie de la capitale, à Mahamasina, mardi dernier, pour la notification de la désignation d’un PDS à la tête de la CUA.
Tous ces faits peuvent signifier que Guy Rivo Randrianarison travaille à Anosy et qu’il a besoin d’une protection particulière. Mardi dernier, lors de la notification de la désignation d’un PDS à la tête de la CUA, la peur se lisait sur le visage de Guy Rivo Randrianarison. Son chauffeur avait reçu comme consigne de ne pas éteindre le moteur de sa voiture. Des hommes musclés en tenue civile étaient installés autour de la porte et dans la cour du bureau de la mairie.
Guy Rivo Randrianarison s’est montré assez nerveux lorsqu’il a répondu aux questions des journalistes, mardi dernier à Mahamasina. Pour la raison de la désignation d’un PDS, il renvoit la balle dans le camp du préfet de police Edmond Rakotomavo. « Vous devez demander au préfet, c’est lui qui représente l’Etat ».
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Politique
Quelques déclarations de la journéejeudi 5 février 2009
Quelques déclarations de la journéejeudi 5 février 2009
Ministère Français des Affaires Étrangères : point de presse du 04 février 2009 :
• Question : Avez-vous une réaction à la destitution du maire à Madagascar ? Cela ne semble pas aller dans le sens du dialogue que vous préconisez.
Réponse : Nous regrettons les décisions prises de part et d’autre, qu’il s’agisse de la demande de déchéance du président Marc Ravalomanana ou de la destitution du maire de Tananarive, Andry Rajoelina, et de son conseil municipal.
Ces décisions ne peuvent qu’envenimer les relations déjà difficiles entres les parties et éloignent la perspective d’un dialogue, pourtant indispensable pour sortir durablement de cette crise politique.
La France considère qu’il est impératif de respecter la légalité. Toute solution pacifique à la crise doit passer par un dialogue politique entre les parties.
Andry Rajoelina : sur Radio Viva, journal de la mi-journée Les militaires qui le soutiennent seront présentés officiellement Samedi.
Charles Rabemananjara au 12ème Sommet de l’Union Africaine :
Il réaffirme « l’engagement de Madagascar à accueillir le 13ème Sommet de l’Union Africaine au mois de juillet 2009 ». Interrogé sur une éventuelle arrestation du maire, il déclare qu’il ne lui revient pas de « qualifier une infraction et un acte quelconque, une cellule d’enquête étant déjà mise en place », tout en affirmant sa confiance en la justice malgache.
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Focus
Chronologie de l’affaire Daewoo
Chronologie de l’affaire Daewoo
Rarement un dossier foncier aura autant enflammé les passions. Aussi tentons-nous de résumer les faits disponibles.
Qui est Daewoo ?
Le conglomérat Daewoo est fondé en 1967 par Kim Woo-choong. Il opère dans de nombreux domaines, dont la construction navale, les armes, l’électroménager, les appareils électroniques, et l’automobile.
Malgré un endettement excessif, le groupe se maintient grâce aux appuis politiques dans plusieurs pays et à la position de son dirigeant à la tête de la Fédération coréenne des industries. Sa position devient cependant de plus en plus fragile.
Daewoo est finalement démantelé en 1999 par le gouvernement sud-coréen à la suite d’une faillite frauduleuse.
L’ancien patron Kim Woo-choong a été condamné par la justice sud-coréenne en mai 2006, à dix ans de prison pour fraude et détournement de fonds en liaison avec cette faillite retentissante. Il a été amnistié début 2008.
Daewoo Logistics Corporation est né du démantèlement du groupe Daewoo en 1999. Elle s’est d’abord consacré aux activités de logistique et de transport pour les sociétés d’import/export : transport maritime, logistique de ports ou d’aéroport.
Depuis 2006, Daewoo Logistics a aussi développé de grands projets de développement de ressources naturelles en Indonésie : plantation de maïs, huile de palme, caoutchouc, et mines de charbon.
Est-il vrai que Daewoo est dirigée par un escroc international ?
Il apparaît à travers ces faits que l’affirmation d’Andry Rajoelina selon laquelle le patron de Daewoo est un escroc international recherché par Interpol est erronée, car elle se base sur un amalgame entre l’ancien groupe Daewoo et les sociétés issues de son démantèlement qui n’ont plus aucun lien avec Kim Woo-choong, et qui elle-mêmes n’ont plus pour la plupart aucun lien entre elles.
Que fait Daewoo Logistics à Madagascar ?
Depuis début 2008, Daewoo Logistics s’occupe d’une partie de la logistique et du transport nécessaire au projet Ambatovy Nickel, qui est lui-même une coentreprise entre le canadien Sheritt, Korea Resources Corporation (Kores) et le japonais Sumitomo.
Il n’y a pas de société appelée Daewoo Madagascar. Daewoo Logistics a un bureau local qui s’occupe exclusivement de transport. Par contre, c’est une filiale de Daewoo Logistics, appelée Madagascar Future Entreprise, et qui a son siège à Antananarivo (Ivandry) qui s’occupe d’agribusiness.
Quelles sont les origines de « l’affaire Daewoo » à Madagascar ?
Fin Octobre, une délégation de Daewoo Logistics, de Kores, et d’une autre grande société coréenne, Posco (sidérurgie/métallurgie) rend visite au président Ravalomanana.
Madagascar Future Entreprise a bien effectué des études sur des terres, les a remises au gouvernement et a déposé auprès de l’EDBM une demande d’autorisation pour pouvoir acquérir des terrains. En soi, ces démarches sont conformes à la législation.
Nous n’avons pas pu recouper la surface de terrains pour lesquels une demande a été effectivement déposée.
L’affaire éclate véritablement lorsque le 17 novembre, Daewoo Logistics annonce à la presse coréenne avoir marqué son accord pour louer 1,3 millions d’hectares pour une durée de 99 ans.
L’information est reprise par le correspondant local de la BBC, et les principales agences de presse en matière financière : Bloomberg, Reuters, AFP, Associated Press qui interviewent notamment le directeur financier de Daewoo Logistics, Shin Dong-hyun.
La médiatisation de l’affaire augmente encore lorsque le Financial Times affirme que la location de terres pourrait se faire gratuitement.
Le gouvernement malgache nie que les accords aient été déjà donnés, ou que la cession soit gratuite. Dans un premier temps, Daewoo dénonce la présentation des faits par le Financial Times, mais ne critique pas celle faite par les autres médias.
Erreur d’interprétation de la part de Daewoo Logistics, erreur de communication entre les représentants locaux de Daewoo et leur siège social ou projet réel déjà très avancé ? Il nous est difficile de répondre.
Que va-t-il se passer ?
Le directeur financier de Daewoo Logistics reconnaît que le projet est désormais bien compromis : « Nous avons de graves difficultés à Madagascar. Le projet se déroulait correctement, mais il a été brutalement stoppé à cause des compte-rendus des médias. Ces compte-rendus ont mis en colère les malgaches car il les rend honteux de faire partie de ce qu’ils appelent un système néo-colonial ».
Qui est Daewoo ?
Le conglomérat Daewoo est fondé en 1967 par Kim Woo-choong. Il opère dans de nombreux domaines, dont la construction navale, les armes, l’électroménager, les appareils électroniques, et l’automobile.
Malgré un endettement excessif, le groupe se maintient grâce aux appuis politiques dans plusieurs pays et à la position de son dirigeant à la tête de la Fédération coréenne des industries. Sa position devient cependant de plus en plus fragile.
Daewoo est finalement démantelé en 1999 par le gouvernement sud-coréen à la suite d’une faillite frauduleuse.
L’ancien patron Kim Woo-choong a été condamné par la justice sud-coréenne en mai 2006, à dix ans de prison pour fraude et détournement de fonds en liaison avec cette faillite retentissante. Il a été amnistié début 2008.
Daewoo Logistics Corporation est né du démantèlement du groupe Daewoo en 1999. Elle s’est d’abord consacré aux activités de logistique et de transport pour les sociétés d’import/export : transport maritime, logistique de ports ou d’aéroport.
Depuis 2006, Daewoo Logistics a aussi développé de grands projets de développement de ressources naturelles en Indonésie : plantation de maïs, huile de palme, caoutchouc, et mines de charbon.
Est-il vrai que Daewoo est dirigée par un escroc international ?
Il apparaît à travers ces faits que l’affirmation d’Andry Rajoelina selon laquelle le patron de Daewoo est un escroc international recherché par Interpol est erronée, car elle se base sur un amalgame entre l’ancien groupe Daewoo et les sociétés issues de son démantèlement qui n’ont plus aucun lien avec Kim Woo-choong, et qui elle-mêmes n’ont plus pour la plupart aucun lien entre elles.
Que fait Daewoo Logistics à Madagascar ?
Depuis début 2008, Daewoo Logistics s’occupe d’une partie de la logistique et du transport nécessaire au projet Ambatovy Nickel, qui est lui-même une coentreprise entre le canadien Sheritt, Korea Resources Corporation (Kores) et le japonais Sumitomo.
Il n’y a pas de société appelée Daewoo Madagascar. Daewoo Logistics a un bureau local qui s’occupe exclusivement de transport. Par contre, c’est une filiale de Daewoo Logistics, appelée Madagascar Future Entreprise, et qui a son siège à Antananarivo (Ivandry) qui s’occupe d’agribusiness.
Quelles sont les origines de « l’affaire Daewoo » à Madagascar ?
Fin Octobre, une délégation de Daewoo Logistics, de Kores, et d’une autre grande société coréenne, Posco (sidérurgie/métallurgie) rend visite au président Ravalomanana.
Madagascar Future Entreprise a bien effectué des études sur des terres, les a remises au gouvernement et a déposé auprès de l’EDBM une demande d’autorisation pour pouvoir acquérir des terrains. En soi, ces démarches sont conformes à la législation.
Nous n’avons pas pu recouper la surface de terrains pour lesquels une demande a été effectivement déposée.
L’affaire éclate véritablement lorsque le 17 novembre, Daewoo Logistics annonce à la presse coréenne avoir marqué son accord pour louer 1,3 millions d’hectares pour une durée de 99 ans.
L’information est reprise par le correspondant local de la BBC, et les principales agences de presse en matière financière : Bloomberg, Reuters, AFP, Associated Press qui interviewent notamment le directeur financier de Daewoo Logistics, Shin Dong-hyun.
La médiatisation de l’affaire augmente encore lorsque le Financial Times affirme que la location de terres pourrait se faire gratuitement.
Le gouvernement malgache nie que les accords aient été déjà donnés, ou que la cession soit gratuite. Dans un premier temps, Daewoo dénonce la présentation des faits par le Financial Times, mais ne critique pas celle faite par les autres médias.
Erreur d’interprétation de la part de Daewoo Logistics, erreur de communication entre les représentants locaux de Daewoo et leur siège social ou projet réel déjà très avancé ? Il nous est difficile de répondre.
Que va-t-il se passer ?
Le directeur financier de Daewoo Logistics reconnaît que le projet est désormais bien compromis : « Nous avons de graves difficultés à Madagascar. Le projet se déroulait correctement, mais il a été brutalement stoppé à cause des compte-rendus des médias. Ces compte-rendus ont mis en colère les malgaches car il les rend honteux de faire partie de ce qu’ils appelent un système néo-colonial ».
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